Vous regardez votre relevé bancaire et vous tombez sur une ligne « AnxaRecurring » que vous ne reconnaissez pas.
Le montant est prélevé tous les mois, parfois sans que vous ayez souvenir d’avoir signé quoi que ce soit. Ce type de prélèvement récurrent, difficile à identifier et encore plus difficile à stopper, génère chaque année des centaines de signalements de consommateurs en France.
Voici ce que vous devez savoir pour comprendre d’où vient ce débit, ce qu’il représente légalement, et quels leviers vous avez pour y mettre fin.
Qu’est-ce qu’AnxaRecurring et pourquoi ce montant apparaît sur votre relevé?
AnxaRecurring est un système de prélèvements automatiques récurrents opéré par la société Anxa, spécialisée dans la monétisation de programmes de coaching en ligne. Ces programmes touchent principalement la perte de poids, le bien-être ou le développement personnel.
Le principe est simple : vous vous inscrivez à un programme via un site partenaire, souvent avec une période d’essai à prix réduit. À l’issue de cette période, le prélèvement AnxaRecurring se déclenche automatiquement sur votre compte bancaire.
La difficulté, c’est que beaucoup d’utilisateurs ne font pas le lien entre le site où ils se sont inscrits et la ligne qui apparaît ensuite sur leur relevé.
Ce système n’est pas marginal. Anxa collabore avec plusieurs plateformes de coaching, ce qui explique pourquoi des personnes très différentes – n’ayant aucun contact direct avec « Anxa » – se retrouvent prélevées via ce canal.
Quels montants sont prélevés par AnxaRecurring et à quelle fréquence?

Les montants constatés varient selon le programme souscrit. D’après les données recueillies, les prélèvements AnxaRecurring oscillent entre 48,40 € et 89 €, avec une fréquence mensuelle dans la grande majorité des cas.
Ce qui rend ces débits particulièrement visibles sur un relevé, c’est leur régularité. Chaque mois, à date fixe, le montant est prélevé – que vous utilisiez ou non le service.
Le taux de churn (résiliation) sur ce type d’abonnement est structurellement bas, précisément parce que la démarche de résiliation n’est pas mise en avant.
| Montant observé | Fréquence | Type de programme concerné |
|---|---|---|
| 48,40 € | Mensuelle | Coaching bien-être / minceur |
| Entre 48 € et 89 € | Mensuelle | Programmes partenaires Anxa |
| 89 € | Mensuelle | Formule premium |
Sur douze mois, un prélèvement à 89 € représente 1 068 € débités sans que vous ayez nécessairement bénéficié du service. C’est ce calcul simple qui pousse beaucoup de consommateurs à chercher une sortie – parfois trop tard.
AnxaRecurring Amsterdam : quel est le lien avec cette adresse?
Sur certains relevés bancaires, la mention AnxaRecurring Amsterdam apparaît à côté du montant prélevé. Amsterdam figure ici comme adresse de domiciliation d’une entité juridique liée aux opérations de facturation d’Anxa pour les marchés européens.
Ce type de domiciliation aux Pays-Bas est courant pour les sociétés qui opèrent à l’échelle de l’Union européenne. Il s’agit d’une optimisation fiscale et administrative classique, pas nécessairement d’une anomalie. Cela dit, cette localisation complique parfois les recours pour les consommateurs français qui cherchent un interlocuteur direct.
Si vous voyez cette mention sur votre prélèvement SEPA, c’est le même mécanisme de débit européen standardisé qui est utilisé – rien d’inhabituel sur le plan technique, mais l’opacité sur l’identité réelle du bénéficiaire reste un problème concret.
Anxa Europe Ltd : quel est le statut légal de cette société?

C’est le point qui mérite votre attention. Anxa Europe Ltd est une société officiellement dissoute le 13 décembre 2016, selon les registres publics du Companies House britannique (GOV.UK). Elle avait été constituée le 17 avril 2002 sous le statut de Private Limited Company, avec des derniers comptes déposés au 31 décembre 2015.
Une société dissoute ne peut légalement plus exercer d’activité commerciale ni émettre de prélèvements. Si des débits AnxaRecurring continuent d’être imputés à cette entité après 2016, cela soulève une question sérieuse sur la chaîne de responsabilité derrière ces transactions.
En pratique, des entités successives peuvent reprendre une activité après la dissolution d’une société mère. Mais du point de vue du consommateur, cette situation fragilise la transparence contractuelle et complique l’identification de l’interlocuteur responsable du prélèvement.
AnxaRecurring avis : que disent les consommateurs de ces prélèvements?
Les retours de consommateurs sur AnxaRecurring convergent sur plusieurs points concrets. Le principal problème signalé : l’impossibilité de stopper le prélèvement via les canaux habituels (mail, formulaire en ligne, service client).
Les témoignages récurrents décrivent des scénarios similaires :
- Inscription initiale via un site de coaching, souvent avec une offre d’essai à 1 € ou à prix symbolique
- Déclenchement automatique d’un abonnement après la période d’essai, sans rappel explicite
- Difficulté à identifier le bon interlocuteur pour résilier
- Prélèvements qui continuent plusieurs mois après une demande de résiliation
- Absence de réponse du service client ou réponses génériques sans action concrète
Ce pattern est caractéristique des modèles d’abonnement à faible friction à l’entrée et forte friction à la sortie. Le ROI pour l’opérateur repose précisément sur ce différentiel. Pour le consommateur, le coût réel de l’abonnement n’est souvent calculé qu’après plusieurs mois de prélèvements.
Ce type de situation n’est pas propre à Anxa – d’autres prélèvements difficiles à identifier sur un relevé bancaire suivent la même logique d’opacité volontaire dans le libellé.
Comment stopper un prélèvement AnxaRecurring et obtenir un remboursement?

Plusieurs démarches sont à votre disposition, dans un ordre logique d’escalade :
- Étape 1 – Identifier l’origine du prélèvement : retrouvez l’e-mail de confirmation d’inscription initiale dans votre boîte mail. Cherchez les termes « Anxa », « coaching », « programme minceur » ou le nom d’un site partenaire.
- Étape 2 – Envoyer une résiliation écrite : adressez un courrier recommandé avec accusé de réception à l’adresse figurant dans les conditions générales de vente du service souscrit. Gardez une trace de toutes vos communications.
- Étape 3 – Contacter votre banque : signalez le prélèvement et demandez son blocage. Dans le cadre du mandat SEPA, votre banque peut bloquer un créancier spécifique. Vous avez également le droit de contester un prélèvement non autorisé dans un délai de 13 mois.
- Étape 4 – Déposer une plainte auprès de la DGCCRF : si le prélèvement continue malgré vos démarches, signalez la situation à la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes via SignalConso.
- Étape 5 – Saisir un médiateur : si aucune solution amiable n’aboutit, le médiateur de la consommation compétent pour le secteur peut intervenir gratuitement.
Pour le remboursement des sommes déjà prélevées, la contestation auprès de votre banque est le levier le plus rapide. Un prélèvement SEPA peut être contesté sans justification dans les 8 semaines suivant le débit, et jusqu’à 13 mois s’il n’a pas été autorisé. Ce délai est encadré par la réglementation européenne des services de paiement.
Si votre banque refuse d’agir, sachez que d’autres prélèvements automatiques récurrents ont été stoppés par ce même mécanisme de contestation SEPA – la procédure est standardisée et votre établissement bancaire ne peut pas l’ignorer.
Un prélèvement que vous n’avez pas clairement autorisé, émis par une entité juridiquement dissoute depuis 2016 : techniquement, vous avez tous les arguments pour exiger à la fois l’arrêt des débits et le remboursement des sommes indûment perçues. La seule variable, c’est votre rapidité à agir.











