Un numéro bordeaux en 05 56 vous appelle plusieurs fois par semaine, parfois plusieurs fois par jour. Vous avez déjà payé, ou vous ne reconnaissez même pas la dette.
Pourtant, les appels continuent. Bocchio et Associés est un cabinet sérieux et reconnu – mais les témoignages d’abus sont réels, documentés, et méritent une réponse claire.
Bocchio et Associés : qui est cet office de Commissaires de Justice?
Bocchio et Associés est un office de Commissaires de Justice – l’appellation officielle qui a remplacé celle d’huissier de justice depuis la réforme de 2022. Le cabinet est implanté à Bordeaux, au 185 Cours du Médoc, CS 20106, 33070 Bordeaux Cedex. Vous pouvez les joindre au 05 56 01 47 01 ou par mail à etude@bocchio-associes.com.
La structure existe depuis plus de 30 ans et regroupe aujourd’hui une centaine de collaborateurs, dont quatre Commissaires de Justice.
Ces derniers sont entourés d’équipes spécialisées par activité : signification d’actes, prise de titre, exécution forcée, et suivi de procédures. Juridiquement, B&A est une société par actions simplifiée active depuis 28 ans dans le secteur des activités juridiques.
Ce qui distingue ce cabinet de beaucoup d’autres, c’est son pôle de recouvrement amiable, structuré avec des négociateurs dédiés par type de créance.
Concrètement, B&A ne se limite pas à signifier des actes judiciaires : il intervient en amont, avant toute procédure, pour tenter d’obtenir le paiement par téléphone ou courrier. C’est dans ce cadre que surgissent la plupart des tensions signalées par les débiteurs.
Pourquoi un huissier m’appelle-t-il?

Lorsque Bocchio et Associés vous contacte, c’est parce qu’un créancier – une salle de sport, un organisme de crédit, un e-commerçant – lui a confié votre dossier. Le cabinet devient alors votre interlocuteur unique pour régler la dette, quelle que soit son origine.
Appeler directement le créancier pour payer ne suffit plus : c’est B&A qui gère le dossier, perçoit les fonds et notifie la clôture.
Le numéro 05 56 01 81 92 correspond spécifiquement au service « Recouvrement Amiable » de l’étude. Si c’est ce numéro qui vous appelle, vous êtes bien dans la phase amiable – celle où aucune procédure judiciaire n’a encore été engagée. Cette phase est censée être plus souple, mais c’est aussi là que les appels répétés posent problème.
Bocchio et Associés et Basic Fit : un cas révélateur
Le dossier Basic Fit illustre précisément comment ces situations dérapent. Un abonné souscrit un contrat d’un mois du 22 octobre au 22 novembre 2023, pour 54 euros. Basic Fit continue de prélever les mois suivants malgré la résiliation. Des impayés s’accumulent côté comptable de l’enseigne, qui transfère alors le dossier à Bocchio et Associés.
Le montant réclamé atteint 199,94 euros pour un seul mois impayé de 19,99 euros, selon un témoignage publié sur le forum Alexia.fr.
L’écart entre la créance initiale et la somme demandée s’explique par les frais de gestion, les pénalités contractuelles et les honoraires du cabinet – mais ce ratio de 1 à 10 choque légitimement les personnes qui le reçoivent par mail.
Ce cas révèle un schéma fréquent : une facturation contestée chez le créancier initial, un transfert de dossier sans que le débiteur en soit clairement informé, puis des relances de B&A qui semblent disproportionnées au regard de la dette d’origine. Si vous reconnaissez ce schéma, gardez toutes vos preuves de résiliation et de paiement avant tout échange.
Que faire quand un huissier vous harcèle?

Plusieurs utilisateurs décrivent sur GoWork une situation précise : « même quand vous avez payé au créancier ou que vous n’avez pas de dette, ces individus vous harcèlent non stop ». Ce n’est pas une généralité – c’est un témoignage direct. Et il existe des recours concrets.
- Privilégiez l’écrit dès le premier contact : envoyez un mail à etude@bocchio-associes.com en demandant la justification écrite de la créance. Cela crée une trace et ralentit les relances téléphoniques.
- Exigez le titre exécutoire : sans jugement ou acte notarié, aucun Commissaire de Justice ne peut procéder à une exécution forcée. Demandez-le explicitement par écrit.
- Déposez un signalement à la CNIL si les appels se poursuivent après paiement prouvé ou contestation formelle. La CNIL traite les signalements de démarchage abusif et de traitement illicite de données personnelles.
- Portez plainte auprès du procureur de la République si les appels atteignent un rythme harcelant – plusieurs appels par jour sur plusieurs semaines constituent un harcèlement caractérisé au sens de l’article 222-16 du Code pénal.
- Conservez toutes les preuves : captures d’écran des appels manqués, horodatage, enregistrements si légalement obtenus, courriers reçus.
Un huissier a-t-il le droit de menacer?
Non. Un Commissaire de Justice est un officier ministériel soumis à des règles déontologiques strictes. Il peut vous informer des conséquences légales d’un impayé – saisie, frais supplémentaires, procédure judiciaire – mais toute menace hors du cadre légal est une faute professionnelle.
Un témoignage publié sur GoWork décrit des menaces de fichage à la Banque de France par téléphone, pour une dette contestée. Ce type de déclaration est illégal si la dette n’a pas fait l’objet d’un titre exécutoire ou si le fichage en question n’existe pas dans ce contexte.
Le fichier Banque de France (FICP) concerne les crédits aux particuliers – il ne peut pas être utilisé comme moyen de pression pour une créance ordinaire.
Face à ce type de comportement, le débiteur dispose de plusieurs recours :
- Saisine du Défenseur des droits, autorité indépendante compétente pour les abus des professionnels réglementés
- Signalement à la Chambre des Commissaires de Justice du ressort – compétente pour les sanctions disciplinaires
- Dépôt de plainte auprès du procureur de la République pour menaces ou tentative d’extorsion si les pressions sont documentées
Comment un huissier de justice peut-il constater un harcèlement téléphonique?

Voici une situation que peu de gens anticipent : un Commissaire de Justice peut aussi servir à documenter un harcèlement qu’il subirait lui-même ou qu’il infligerait – y compris si c’est B&A qui est en cause. Dans ce second cas, c’est vous qui mandatez un autre huissier pour constater les agissements.
La procédure fonctionne ainsi : vous contactez un Commissaire de Justice tiers, distinct de B&A, et lui demandez de dresser un constat d’huissier.
Ce constat documente les appels entrants – fréquence, horaires, numéros utilisés – en s’appuyant sur les journaux d’appels de votre opérateur ou les captures d’écran horodatées de votre téléphone. Ce document a une valeur probatoire devant les tribunaux.
Ce type de constat coûte entre 150 et 300 euros selon les actes requis. C’est un investissement qui prend tout son sens si vous envisagez une plainte pénale ou une action en dommages et intérêts. Sans preuve formalisée, un dossier de harcèlement téléphonique reste fragile devant un juge.
Avis et retours d’expérience sur Bocchio et Associés
Les données agrégées donnent une image contrastée. Sur Trustpilot, on recense 168 avis publiés. Sur GoWork, 84 avis. Le numéro 0556018477 totalise à lui seul 12 725 recherches sur Tellows, avec une appréciation « très peu fiable » et cinq signalements pour arnaque.
Les témoignages négatifs documentés reviennent sur plusieurs points précis :
- Appels répétés après paiement effectué directement auprès du créancier initial
- Montants réclamés jugés disproportionnés par rapport à la créance d’origine
- Menaces de fichage Banque de France pour des dettes contestées
- Absence de réponse aux mails envoyés à l’adresse officielle de l’étude
- Plaintes CNIL déposées par des particuliers, selon leurs propres déclarations
Ces retours ne signifient pas que chaque dossier traité par B&A est abusif. Le cabinet gère des milliers de dossiers par an et beaucoup se règlent sans incident. Mais la fréquence des signalements sur les mêmes thèmes – appels post-paiement, montants contestés, pression téléphonique – mérite qu’on y prête attention avant tout contact.
Quelle est la phrase de 11 mots pour arrêter les huissiers?

Cette formule circule beaucoup en ligne. La réalité est plus sobre : il n’existe pas de formule magique qui stoppe légalement un Commissaire de Justice. Ce qui circule sous ce nom, c’est en réalité un faisceau de droits que vous pouvez invoquer par écrit.
Les formulations légalement fondées à utiliser dans un courrier ou un mail :
- « Je conteste formellement la créance et vous demande de me communiquer le titre exécutoire correspondant. »
- « Je vous informe que cette créance est prescrite conformément à l’article [2224 ou L218-2 du Code de la consommation selon le cas]. »
- « Je vous mets en demeure de cesser tout contact téléphonique et de ne communiquer avec moi que par écrit. »
La prescription, notamment, est souvent ignorée par les débiteurs. Pour une créance commerciale ordinaire, le délai est de cinq ans. Pour certaines créances de consommation, il tombe à deux ans. Si la dette date d’avant ce délai et qu’aucune action interruptive n’a eu lieu, vous pouvez l’invoquer explicitement pour clore le dossier.
Les bons réflexes face à Bocchio et Associés protègent vraiment vos droits
Avant tout, vérifiez la réalité de la dette : demandez à B&A la preuve du mandat de votre créancier, le montant exact et sa ventilation (capital, frais, intérêts).
Cette demande écrite – à envoyer à etude@bocchio-associes.com – suspend moralement la pression téléphonique et vous donne le temps d’analyser le dossier.
Conservez systématiquement vos preuves de paiement, vos confirmations de résiliation, et l’horodatage de chaque appel reçu.
Si les appels continuent après un règlement prouvé, ce dossier devient un dossier de harcèlement – et les recours existent : CNIL pour les données personnelles, Défenseur des droits pour les abus professionnels, parquet pour les infractions pénales.
Un Commissaire de Justice a des pouvoirs réels – saisie sur salaire, saisie bancaire, expulsion. Mais ces pouvoirs s’exercent uniquement avec un titre exécutoire. Sans jugement, tout reste de la négociation. Et dans une négociation, la partie qui connaît ses droits par écrit part toujours avec une longueur d’avance.











