Assurance obsèques MAIF : le contrat Sollicitudes est-il fait pour vous ?

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Le contrat obsèques de la MAIF s’appelle Sollicitudes. Il garantit un capital de 4 000 € ou 8 000 € à titre individuel, de 8 000 € ou 12 000 € en couple, et se souscrit de 40 à 80 ans sans questionnaire de santé. Les cotisations sont obligatoirement mensuelles et temporaires, sur 5 ou 10 ans, et un délai de carence de 12 mois s’applique aux décès non accidentels. Trois paramètres décident de l’adéquation avec votre situation : l’âge à la souscription, le couple capital-budget, et votre tolérance à ce délai de carence.

Ce que vous achetez : un capital fixé une fois pour toutes

Sollicitudes est un contrat vie entière : il verse un capital au bénéficiaire que vous avez désigné lorsque vous décédez, quel que soit le moment où cela arrive. Ce capital sert à financer les obsèques, mais le bénéficiaire reste libre de son usage. Ce n’est pas un contrat de prestations : aucune cérémonie n’est figée à l’avance.

Le montant, lui, se choisit une seule fois. Le capital souscrit n’est pas modifiable en cours de contrat. Si vous prenez 4 000 € à 55 ans et que les coûts funéraires de votre région s’avèrent plus élevés, il faudra souscrire autre chose en complément, aux conditions d’âge du moment. D’où l’intérêt de se renseigner sur les tarifs des opérateurs funéraires près de chez vous avant de trancher.

Côté proches, le capital est versé aux bénéficiaires dans un délai maximum de 30 jours, d’après les informations disponibles. C’est un point pratique appréciable : les frais d’obsèques sont à régler vite, et ce délai évite de les avancer longtemps.

Quel capital choisir, seul ou à deux

À titre individuel, deux niveaux existent : 4 000 € ou 8 000 €. En adhésion conjointe, les niveaux montent à 8 000 € ou 12 000 €. Le chiffre du couple n’est pas à lire comme deux fois le capital d’une personne : il se partage entre les deux décès, et la répartition n’est pas la même selon le niveau.

  • À 8 000 € : la moitié est versée au premier décès, l’autre moitié au second, soit 4 000 € à chaque fois.
  • À 12 000 € : deux tiers au premier décès, un tiers au second, soit 8 000 € puis 4 000 € (calcul : 12 000 € × 2/3 = 8 000 € ; 12 000 € × 1/3 = 4 000 €).

Concrètement, le second décès bénéficie toujours de 4 000 € sur ces deux formules. Si l’un de vous deux souhaite des obsèques plus coûteuses que l’autre, ou si vous voulez que le survivant ait de la marge, cette répartition mérite d’être discutée avant de signer. Contrepartie favorable : après le premier décès, le conjoint survivant est exonéré de cotisation. Il n’a plus rien à payer, alors que son propre capital reste dû.

Les conditions d’accès : âge, santé, lieu de résidence

La souscription est possible entre 40 et 80 ans. Aucun questionnaire de santé n’est demandé à l’adhésion : vous n’avez pas à déclarer d’antécédents, et un état de santé dégradé ne ferme pas la porte. Pour beaucoup de futurs souscripteurs, c’est le principal argument du contrat. Sa contrepartie vient plus bas, avec le délai de carence.

Côté géographie, le contrat est ouvert aux résidents de France métropolitaine, de Martinique, de Guadeloupe, de Guyane et de La Réunion. Sollicitudes est aussi distribué par la MGEN : si vous relevez de cette mutuelle plutôt que de la MAIF, vous retrouvez le même produit. Pour les autres produits d’épargne et de prévoyance que ces assureurs proposent, la logique de lecture est similaire à celle que l’on applique à une assurance vie classique et à ses frais : on regarde le capital, la durée, les prélèvements.

Combien ça coûte selon votre âge

Les cotisations sont obligatoirement mensuelles et temporaires : vous les payez sur 5 ou 10 ans, puis le contrat reste en vigueur sans nouvelle cotisation, jusqu’au décès. La durée de 10 ans est réservée aux adhésions avant 74 ans. Passé cet âge, seule la durée de 5 ans est accessible, ce qui concentre le paiement sur une période plus courte et fait grimper la mensualité.

Voici des repères pour un capital de 4 000 € :

Âge à la souscription Cotisation mensuelle Durée
40 ans 39 € 10 ans
50 ans 40 € 10 ans
60 ans 42 € 10 ans
70 ans 47 € 10 ans
80 ans 97 € 5 ans uniquement

Ces chiffres proviennent d’un site tiers (green-opinion.com), sans date de relevé : ce sont des repères, pas des tarifs contractuels. Seul un devis auprès de la MAIF ou de la MGEN donne le montant réel de votre cas.

La lecture du tableau est instructive : de 40 à 70 ans, la mensualité bouge peu, puis elle double à 80 ans. Ce saut tient surtout au passage à une durée de 5 ans, et dans une moindre mesure à l’âge. Calcul simple pour situer l’effort : 47 € par mois sur 10 ans, soit 47 € × 120 mois = 5 640 € cotisés pour 4 000 € de capital au départ. Les cotisations dépassent donc le capital initial, mais celui-ci est revalorisé chaque année au 1er avril selon l’évolution des prix du marché (une hausse de 2 à 3 % par an est avancée par une source secondaire, non garantie). À l’inverse, des frais de gestion de 1 % par an sont prélevés sur l’épargne. Ces deux mécanismes jouent en sens opposé et modulent la valeur réelle du contrat dans le temps.

Pour estimer votre propre budget, quatre variables comptent : votre âge, le capital (4 000 € ou 8 000 € seul, 8 000 € ou 12 000 € en couple), la durée de 5 ou 10 ans, et le fait de souscrire seul ou à deux. En couple, l’exonération du survivant après le premier décès allège la charge sur la fin de période.

Le délai de carence de 12 mois, contrepartie de l’absence de questionnaire de santé

Puisque personne n’est écarté sur critère médical, l’assureur se protège autrement : pendant les 12 premiers mois, le décès d’origine non accidentelle ne donne pas lieu au versement du capital. Si vous décédez de maladie dans cette période, les cotisations déjà payées sont remboursées, mais le capital n’est pas versé. Le décès accidentel, lui, n’est pas concerné par ce délai d’après les informations disponibles.

Ce que cela change dépend de votre situation. En bonne santé, sans urgence, le risque d’un décès par maladie dans l’année est faible et le délai pèse peu. Si vous êtes déjà malade ou que votre état se dégrade, souscrire revient à parier sur douze mois que vous ne maîtrisez pas : dans ce cas, comparer avec des offres sans carence a du sens, quitte à passer par un questionnaire de santé. Cette logique de bénéficiaires et de délais rappelle les questions que posent les contrats dormants, comme on peut le voir sur la recherche de bénéficiaires d’assurance vie : mieux vaut avoir désigné clairement qui touchera le capital.

Pour trancher : souscrire ou comparer

Quatre critères tranchent la décision. Votre âge d’abord : entre 40 et 74 ans, vous accédez à la durée de 10 ans et à une mensualité plus douce ; entre 74 et 80 ans, la durée de 5 ans seule est possible, avec une cotisation sensiblement plus lourde. Le capital et le budget ensuite : choisissez le montant en regard des coûts funéraires locaux, car il ne bougera plus, et vérifiez que la mensualité reste tenable sur 5 ou 10 ans. Votre tolérance au délai de carence enfin : acceptable si votre santé est stable, problématique sinon. Reste le choix seul ou à deux : l’adhésion conjointe change les capitaux disponibles, la répartition entre les deux décès et l’exonération du survivant.

Si ces quatre points s’accordent avec votre situation, demandez un devis chiffré à la MAIF ou à la MGEN. S’ils butent, notamment sur la carence ou sur l’âge, comparez avec d’autres contrats avant de signer.