Se faire rembourser après un accident avec un animal

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Vous rentrez d’une route de campagne. Un chevreuil surgit soudain, vous freinez, le choc est inévitable. Ou bien un chien s’échappe d’un jardin et provoque une collision. Dans ces deux cas, la question devient urgente : qui va payer les réparations? Votre assurance? Le propriétaire? Et si on refuse votre demande?

Accident avec animal : qui paie les dégâts?

La réponse change selon que l’animal est sauvage ou domestique. C’est une distinction légale cruciale qui détermine entièrement votre droit au remboursement.

Pour un accident avec un animal sauvage – sanglier, chevreuil, renard – l’État n’est pas responsable. La loi considère que vous aviez une obligation de vigilance sur la route. C’est votre assurance auto qui doit prendre en charge, sous certaines conditions.

Avec un animal domestique en revanche, le propriétaire porte la responsabilité civile. L’animal doit être gardé de manière à éviter tout accident – en laisse sur la voie publique, derrière un grillage chez lui. S’il s’échappe et provoque un sinistre, son propriétaire peut être poursuivi. C’est son assurance responsabilité civile qui doit indemniser.

Couverture assurance auto en cas d’accident avec animal sauvage

Votre couverture dépend du type de contrat que vous avez souscrit. C’est là que les mauvaises surprises arrivent.

  • Assurance tous risques: elle prend en charge les réparations de votre véhicule, même en cas d’accident avec animal sauvage. La franchise s’ajoute à votre charge.
  • Assurance au tiers simple: elle ne couvre que les dommages causés à un tiers. Aucun remboursement pour votre voiture si elle heurte un animal sauvage.
  • Assurance au tiers plus (ou intermédiaire): selon le contrat, elle peut inclure une protection contre les accidents animaliers. Consultez votre attestation d’assurance.

La franchise déduite signifie que si vos réparations coûtent 2 500 euros et votre franchise est de 300 euros, vous recevrez 2 200 euros. Ce montant varie selon votre contrat.

Quel délai respecter pour signaler l’accident et demander un remboursement?

Vous devez respecter un calendrier strict. Déclarez l’accident à votre assureur dans un délai de 5 jours ouvrés après le sinistre. Ce délai court dès le jour suivant, week-ends et jours fériés exclus.

Pour bien faire, voici vos actions immédiates:

  • Photographier les dégâts du véhicule et, si possible, la scène de l’accident
  • Rassembler les noms et numéros de téléphone des témoins présents
  • Contacter votre assureur par écrit (email ou courrier avec accusé de réception)
  • Conserver tous les devis et factures de réparation
  • Garder les preuves du sinistre (photos du cadavre de l’animal si c’est un accident avec animal sauvage)

Au-delà de 5 jours ouvrés, l’assureur peut rejeter votre dossier pour non-déclaration dans les délais. Pas de deuxième chance: agissez vite.

Responsabilité du propriétaire d’animal domestique

Si un chien, un chat ou tout autre animal domestique a déclenché votre accident, le propriétaire doit répondre de ses actes. C’est la responsabilité civile du fait des animaux.

Le propriétaire est tenu de garantir la garde de son animal – il n’y a pas d’exception légale. Si Médor s’échappe et vous percute, le maître ne peut pas se dédouaner en disant qu’il n’a pas pu le retenir. Son assurance responsabilité civile intervient.

Pour activer ce remboursement, contactez directement le propriétaire si vous l’avez identifié. Échangez les coordonnées d’assurance. Si le propriétaire refuse de coopérer ou si son assurance conteste, vous pouvez réclamer le paiement à votre propre assureur, qui se retournera contre le responsable. Ce processus prend plusieurs mois.

Recours possibles quand l’assurance refuse l’indemnisation

L’assureur vous oppose un refus? Plusieurs portes restent ouvertes.

Le FGAO (Fonds de Garantie des Assurés Oubliés) intervient en cas de dommages matériels ou corporels non couverts par l’assurance du responsable. Si vous avez un accident tous risques et que l’assureur invoque une clause d’exclusion, le FGAO peut parfois indemniser. Ce fonds est la dernière ressource légale.

Vous pouvez aussi engager une procédure contentieuse pour contester un refus de prise en charge. Demandez d’abord un courrier officiel à votre assureur justifiant son refus. Si l’argument ne tient pas – par exemple, s’il prétend que l’accident avec animal sauvage est exclu alors que votre contrat dit le contraire – écrivez à votre médiateur d’assurance. C’est gratuit et souvent efficace.

En dernier recours, un avocat peut engager une action en justice. Les frais restent raisonnables pour les petits sinistres, mais explorez d’abord la médiation et les écrits de contestation.