Assurance Mitsubishi Space Star : combien ça coûte et quelle formule choisir

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Selon LeComparateurAssurance, la prime moyenne pour une Space Star II, toutes formules confondues, s’établit à 656 €/an. Par formule : 571,78 €/an au tiers, 480,36 €/an en tiers + vol/incendie, 812,78 €/an en tous risques. Ce sont des moyennes de comparateur, sans date ni hypothèses de profil détaillées : elles donnent un ordre de grandeur, pas votre prix. Le profil du conducteur (bonus-malus, ancienneté de permis) pèse davantage que la voiture, puis viennent la motorisation, le kilométrage et le mode de stationnement.

Ce que le profil du conducteur change à la facture

Aucun chiffre de LeComparateurAssurance n’isole la Space Star par profil, mais les données sur l’ensemble des Mitsubishi montrent l’amplitude de l’écart :

Profil du conducteur Prime moyenne, Mitsubishi (toutes modèles)
Bonus 50 522,59 €/an
Conducteur neutre ou bonussé 933,65 €/an
Jamais assuré 1 374,54 €/an
Malusé 1 761,59 €/an

Ces valeurs portent sur la marque, pas sur la Space Star seule. Elles suffisent pourtant à situer l’enjeu : un malusé paie, dans ces données, 1 761,59 € contre 522,59 € pour un bonus 50, soit un peu plus de trois fois plus. La moyenne de 656 €/an de la Space Star se rapproche du bas de cette échelle : elle n’a de valeur de repère que si vous êtes proche d’un bon profil.

Le jeune conducteur subit une surprime qui, selon Meilleurtaux, disparaît après 3 ans de permis. Un exemple précis chez Prix-Assurance.fr, sur une Space Star 2 de 2018 (1.2 MIVEC 80 CVT) assurée au tiers : 216 €/an avec bonus 50, contre 486 €/an en jeune conducteur. Même voiture, même formule, plus du double. Ce cas ne se généralise pas, mais il montre le sens et l’ordre de grandeur de l’effet.

Pourquoi la Space Star part avec un avantage, sans fixer le tarif

La Space Star II est une citadine de 3,85 m de long, 1,67 m de large, 950 kg à vide, classée 4 CV fiscaux (données L’Argus). Ce gabarit modeste et cette puissance fiscale basse la placent parmi les voitures peu coûteuses à assurer : peu de puissance, peu de masse, des réparations de carrosserie généralement contenues.

Ce point de départ ne détermine pas la prime finale. La motorisation entre dans la cotation (1.0 MPI 71 ch ou 1.2 MPI 83 ch CVT), mais la recherche ne chiffre pas l’écart entre les deux : le seul moyen de le connaître est de demander un devis pour chaque version, en gardant strictement le même profil et les mêmes garanties. De même, une Space Star de 2013 et une de 2018 ne se cotent pas pareil, d’où des chiffres très différents d’une source à l’autre.

Tiers, tiers étendu ou tous risques : choisir selon l’âge et la valeur de la voiture

Les moyennes de LeComparateurAssurance donnent l’ordre de classement habituel : le tiers + vol/incendie (480,36 €/an) sort moins cher que le tiers simple (571,78 €/an) dans ces données, ce qui rappelle que les moyennes mélangent des profils différents. Le tous risques (812,78 €/an) ressort à environ 241 € de plus que le tiers (812,78 – 571,78 = 241), soit l’écart annuel moyen que vous payez pour couvrir vos propres dommages.

Les estimations individuelles peuvent même inverser l’ordre. Sur une Space Star 2 de 2013 (1.0 MIVEC 71 ch), Estimation-Assurance.fr donne environ 31,6 €/mois au tiers et environ 23,6 €/mois en tous risques pour un conducteur avec bonus ; en tous risques jeune conducteur, 43,2 €/mois. Ce cas isolé, à certitude faible, signale qu’il faut comparer les formules sur votre propre devis plutôt que d’en déduire une hiérarchie fixe.

Pour trancher, trois critères :

  • La valeur de la voiture. Le tous risques indemnise vos propres dommages : il se justifie tant que le montant que vous perdriez en cas de sinistre responsable est lourd pour votre budget. La recherche ne chiffre pas la valeur d’une Space Star d’occasion ; consultez les annonces de modèles comparables (année, kilométrage, motorisation) pour estimer la vôtre.
  • L’écart de prime. Demandez le même devis en tiers étendu et en tous risques : si la différence annuelle, multipliée par le nombre d’années que vous comptez garder la voiture, approche ce que vous perdriez en cas de sinistre, le tous risques perd son intérêt.
  • Votre capacité à encaisser la perte. Une voiture ancienne et peu chère, au tiers étendu (vol, incendie, bris de glace selon les contrats), expose à un risque supportable ; une voiture récente financée à crédit appelle plutôt le tous risques.

Un acheteur d’occasion sait que la commercialisation neuve a pris fin le 30/09/2025 (La Centrale) et que la garantie constructeur court sur 160 000 km : elle couvre les pannes mécaniques, pas les accidents ni le vol, donc elle ne remplace pas une garantie d’assurance. Les garanties incluses varient d’un contrat à l’autre : vérifiez les exclusions et les franchises sur les conditions générales avant de comparer deux prix.

Petit rouleur : l’assurance au kilomètre et à l’usage

Si vous roulez peu, le contrat classique n’est pas forcément le plus avantageux. Deux formules alternatives existent, illustrées ici par des cas précis qui ne valent pas tarif général.

Au kilomètre. Sur la Space Star 2 de 2018 citée plus haut, Prix-Assurance.fr indique 162 €/an en assurance au kilomètre, contre 216 €/an au tiers classique avec bonus 50 : 54 € d’écart (216 – 162), pour un profil à bonus 50. Le résultat dépend du kilométrage réel : le contrat au kilomètre est facturé selon l’usage, donc il perd son avantage si vous dépassez ce que vous aviez prévu.

À l’usage. Chez Wilov, pour une Space Star II 1.0 MIVEC, le forfait mensuel de base est de 30,7 €/mois, auquel s’ajoutent 2 € par tranche de 24 h de conduite. Les franchises sont de 174 € en tous dommages et 45 € en bris de glace. Prenons un exemple hypothétique : un conducteur qui roule 5 jours dans le mois paierait 30,7 + (5 × 2) = 40,7 €, hors franchise. Cette formule n’a de sens que si vous utilisez la voiture quelques jours par mois ; à usage quotidien, le calcul s’inverse vite.

Avant de comparer, alignez les franchises : un contrat moins cher mais avec une franchise élevée peut coûter davantage au premier sinistre. Pour un usage mixte (voiture de secours, trajets ponctuels), demandez un devis de ce type en parallèle du devis classique.

Les leviers pour faire baisser son devis

  • Le kilométrage annuel déclaré. Déclarez-le au plus juste : un chiffre surestimé gonfle la prime, un chiffre sous-estimé expose à un litige en cas de sinistre. Relevez le compteur sur douze mois si vous avez un doute.
  • Le mode de stationnement. Garage fermé, parking privé ou rue ne se cotent pas pareil. Déclarez la situation réelle de nuit.
  • Les options. Assistance, véhicule de remplacement, protection du conducteur : retirez celles que vous ne mobiliserez pas, ou comparez-les avec ce que votre banque ou un autre contrat couvre déjà.
  • La franchise. Une franchise plus élevée réduit généralement la prime ; fixez-la à un montant que vous pouvez avancer sans difficulté.
  • L’ancienneté de permis. Si vous approchez des 3 ans, la surprime jeune conducteur disparaît : refaites un devis à cette date plutôt que de reconduire.

Enfin, un historique qui s’améliore compte : si vous cherchez un contrat après un malus ou un trou d’assurance, vérifiez les conditions de prise en charge et de remboursement qui varient aussi selon votre couverture santé et vos droits, car certains assureurs lient leurs offres à d’autres produits.

La prochaine étape est simple : demandez trois ou quatre devis en renseignant votre vrai profil (bonus-malus, date de permis), le kilométrage réel et le lieu de stationnement, en gardant la même formule et la même franchise pour pouvoir comparer. Si vous roulez peu, ajoutez une offre au kilomètre ou à l’usage dans la série, en vérifiant ses franchises.